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Komouz

Komouz. À présent le komouz, un instrument à cordes pincées, est le plus populaire et répandu. Cet instrument est aussi connu sous le mon de « tchertmek » (provenant du mot « tchertuu » ce qui signifie « claquer, frapper »). Il existe quelques légendes sur la provenance du komouz. L’une d’elles parle de Kambarkan, chasseur kirghiz, qui comprenait si bien la langue de plusieurs oiseaux et de bêtes sauvages, qu’il pouvait les reconnaître par leurs voix. Un jour, en se trouvant dans le bois, il a entendu un nouveau son miraculeux. Il a été tellement émotionné par ce nouveau son extraordinaire, qu’il a décidé de rester dans le bois jusqu’au temps où il ne découvre l’origine de ce son. Le chasseur a commencé ses recherches par grimper sur un arbre pour la meilleure vue. De là il a vu deux branches d’un arbre voisin, unies par un intestin desséché d’un écureuil. Il semblait que le son sortait de cette « corde ».Il a pensé : Peut-être, a-t-elle essayé de sauter d’une branche sur l’autre mais, malheureusement, s’est déchirée. Quoi qu’il en soit, le chasseur a pris cette corde avec un morceau de bois et en a fabriqué un instrument. Depuis lors il est devenu connu comme le Père de la mélodie.

Il existe encore une légende qui parle d’un vieil interprète de komouz qui était ami avec un rossignol. L’oiseau était si charmé du jeu de komouz de son ami, qu’il lui a demandé de lui apprendre à chanter comme cet instrument, et ce fut une raison pour l’apparition de la légende que cet instrument apprend à tout le monde de chanter, même au rossignol. Au-dessus on vous propose un court vidéo présentant la technique de jeu du komuz. La mélodie en vidéo, "Tchabarmane", est performée par Assylbek Nassirdinov, compositeur et musicien professionnel, et était écrite par lui-même.

Opérateur : Olga Zaytchenko, Sands Design studio.

Durée : 1 min 05 sec

Format: Wmf (Winamp Media File)

Volume du fichier: Environ 12,3 Mb

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À la différence d’instruments musicaux des peuples de l’Asie Centrale qui ont deux cordes, le komouz est un instrument à trois cordes. Le Komouztchou (interprète de cet instrument), en jouant du komouz, est habituellement assis (parfois il peut se tenir debout) et il tient l’instrument à la position horizontale. Le komouz national (traditionnel) a une forme de poire. Le komouz est un instrument monobloc qui peut être fabriqué d’un abricotier, d’un genévrier, pus rarement d’un noyer, d’un acajou. Avant le XX siècle les cordes étaient fabriquées d’intestins de mouton. À présent on utilise des fils plastiques fabriqués spécialement. Les dimensions de komouz dépendent des traditions locales, aussi bien que de la méthode individuelle du maître-producteur. Ainsi, le komouz de Toktogoul Satylganov, représentant des traditions musicales du sud-ouest, avait le diamètre moins grand par rapport aux formes traditionnelles de komouz. Plusieurs interprètes connus jouaient des instruments fabriqués par eux-mêmes, tels que Mouratahaly, Karamoldo, Toktogoul. Les maîtres-producteurs fabricant des komouz sont le plus souvent de bons joueurs du komouz. Pour satisfaire la demande de masse, un atelier spécialisé fut créé dans le complexe industriel auprès de la Société Théâtrale.

Parmi les interprètes les plus connus jouant du komouz on peut citer : 

Karamoldo - ce fut un komouztchou qui « jouait du matin au soir » ;
 
Atay Ogonbaév qui « a pacifié » le cœur du dictateur par son jeu ; 

Toktogoul Satylganov qui est le komouztchou le plus éminent du XX siècle.

Kyl kiyak